Votre promo est authentique?

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J’ai un secret à vous partager. En fait, c’est une histoire. Mon histoire. Vous verrez comment avoir une histoire authentique pourrait devenir votre outil promo le plus important…

Il était un pixel…

Nous avons tous des histoires, en fait, nous avons beaucoup d’histoires, et certains sont tragiques tandis que d’autres sont, bien amusantes. J’ai mon histoire professionnelle écrite ici , et la mienne comporte des routes sinueuses et une décision capitale que j’ai fait il y a de ça maintenant 7 ans. Laissez-moi vous expliquer:

J’ai toujours été une enfant créative. Celle qui a eu des cours de dessin, qui a pris l’art comme une option dans sa dernière année du secondaire (quand tout le monde prenait sciences) et celle qui a gagné des prix pour sa peinture. Ce n’était pas une surprise pour mes parents quand j’ai déclaré que je voudrais être un artiste plus tard (oh dear!). Mais quand il était temps de faire mon choix et d’aller au CEGEP j’ai eu la trouille, et je me suis inscrite dans ce qui a été dit à l’époque comme étant une carrière d’avenir, la conception graphique. À ma grande surprise, j’ai même aimé ce DEC. Après le CÉGEP, j’ai commencé à travailler en tant que junior dans des agences de Montréal. Et puis, la vie m’a frappé avec un marteau.

Les gens sont méchants.

Maintenant, je peux voir que mon amour-propre était peut-être à blâmer pour le fait que j’étais incapable de travailler dans un environnement «cube». Et les heures de travail fixes. Et la partie non-créative, «Vas me faire un café Valerie?». Yeah right, that will happen!

Je n’étais pas faites pour travailler dans une agence, mais à 20 ans, toute seule dans ton premier appartement, avec une dépression (que je ne savais même pas que j’avais!) et des responsabilités d’adultes, vous essayez juste de «vivre avec ».

Quoi qu’il en soit, j’ai démissionné et commencé à travailler dans les cafés parce que je devais payer le loyer. C’était vraiment humiliant dans mon esprit, et ce fut ma «période perdue», celle dont je n’aime pas parler. L’estime de soi a été mise au tapis par la misère et la dépression. Je me souviens d’avoir eu froid en hiver parce que nous ne voulions pas trop chauffer pour maintenir les factures d’électricité basses. Je me rappelle avoir acheté des chats parce que nous avions… des rats! Je me souviens que mon père m’a donné un chèque de loyer pour Noël et moi je pleurais de joie et d’humiliation. Qu’est-ce qui m’a sauvé? Une thérapie? Nope!

Le Camp!

Je suis allé travailler pour un camp de vacances et là je me suis trouvée. J’étais forte. J’étais drôle. J’avais du leadership (qui l’aurais cru!). Semblerait que j’aimais aussi les enfants. J’y ai rencontré des enfants qui étaient meurtris par la vie à 9 ans, et ça, mes amis, ça m’a donné de la perspective sur ma vie.

Arrête de chialer, cesse de te regarder le nombril, et prendre le contrôle sur ta vie.

Après cet été je suis allé à l’Université en arts visuels, option enseignement. J’étais sûre que c’était ce que je voulais, être une professeure d’art. J’ai pensé que je pourrais fitter dans ce mode de vie parfaitement! J’étais à l’aise avec les enfants, créative, j’aimais l’école … ça se passerait parfaitement cette fois?

Essayez de deviner!

Ça a duré qu’un an après avoir été diplômée. Mais qu’est-ce qui n’allait pas avec moi? Je n’arrivais pas à m’adapter à mon environnement de travail (encore!). Règles stupides, heures de travail stupides. Être bonnes avec les enfants n’était pas suffisant! (Note à part, si vous êtes une enseignante et lisez ceci, laissez-moi vous dire bravo pour votre travail. Vous z’êtes un héros pour moi!)

Ainsi humiliée une fois de plus, j’ai dû m’analyser franchement et faire un choix. Et si …

Et si je créais mon propre emploi?

J’ai donc d’abord commencé à faire des bijoux: j’avais mon propre magasin en ligne codées par Chéri (mon mari), j’ai fait des marchés et tous de ce que vous devez faire pour avoir une entreprise DIY. J’ai créé mon logo (ce diplôme de design graphique était pratique après tout!), j’ai pris un cours de démarrage d’entreprise, j’ai tout appris à la dure, par essais-erreur! Cela a finalement payé: j’ai eu une presse locale dans le Voir, puis mes bijoux sont apparus dans les magazines (LOULOU, Clin d’Oeil, etc), j’ai fait des entrevues, j’ai été finaliste dans un concours d’entrepreneuriat. J’aimais ma nouvelle vie, même si je travaillais beaucoup plus que lorsque j’étais employée! J’avais le contrôle sur mon travail. J’étais créative. Que manquait-il alors?

L’argent.

Je n’arrivais pas à joindre les deux bouts après 3 ans en affaire, alors j’ai pris ma première décision «mature» dans ma carrière. J’ai décidé de faire de l’argent et d’être heureuse jusqu’au bout. Il m’a fallu seulement 10 ans pour y arriver, mais j’ai finalement décidé d’écouter ce dont j’avais besoin pour être heureuse, prospère et avoir du succès.

Je suis retournée à la conception graphique qui ne m’a jamais vraiment quittée complètement (zieuter du vin pour les étiquettes? Regarder le Super Bowl pour les annonces? Faire des petits mandats secondaires gratuitement pour des amis?). Le Studio Rose Flash a vécu une renaissance, puis un focus sur les femmes entrepreneures. Je trouvais que ça manquait au Québec, une agence accessible et franchement fille! 😉

La morale

Enfin dans toute histoire, il y’a une leçon à apprendre de l’expérience des autres. En fin de compte, il vous suffit de créer votre vie pour vous et votre famille. Vous devez ignorer les attentes d’autrui, remercier toute âme sœur qui vous garroche une ampoule pour illuminer votre chemin et être patiente avec vous-même (j’ai fait beaucoup de respiration pendant les premières années que j’étais mon propre patron!). Vous devez prendre le contrôle de votre carrière et ne pas avoir peur de faire des erreurs, c’est ce qui vous rendra plus forte. ^ _ ^

PS: Quelque chose que je n’ai pas mentionnée, avoir le soutien de mon conjoint, à la fois émotionnel et financier a été quelque chose d’important pour moi quand j’ai décidé que -ce soir-là, en larmes et au milieu d’une attaque de panique!- j’allais devenir travailleur autonome. Je t’aime Chéri (je sais que tu me lis en cachette!) .

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Promo authentique?

Psst… z’avez aimé mon histoire? Tout y est vrai. L’authenticité est quelque chose qui aide à établir une relation durable avec votre public ciblé. Partagez des facettes -ahem, pertinentes- de vous même, vous verrez que votre public deviendra plus engagé et participatif. Avoir une histoire intéressante et surtout authentique à votre branding peut devenir un outil promo extrêmement efficace. ^_-

9 comments

  1. Même si à cette époque de ma vie, je n’ai pas besoin de concepteur graphique (pas encore, mais qui sait), j’aime beaucoup venir te lire justement à cause de ton attitude et ton approche. Je découvre que de plus en plus de  »trippeuses » apparaissent dans ma vie, tu en fais partie. Bravo pour cet excellent billet qui tombe bien dans la réflexion que j’ai en ce moment sur le bonheur.

  2. Sandrine says:

    Je suis estomaquée. Ça ressemble à s’y méprendre à mon propre parcours: études en art, DEC et BAC en graphisme, urticaire à l’idée d’une vie rangée de 9 à 5, illustration jeunesse, tout ça pour bifurquer vers les bijoux (je collectionne des pièces vintage depuis longtemps) et devenir travailleure autonome. J’en suis au stade où je décide de lâcher complètement mon day job (devenu temps partiel entre-temps) et j’ai peur un peu d’être pauvre toute ma vie tout en travaillant comme une folle 😉 Je me sens comme si j’étais sur le point de sauter du plus haut tremplin à la piscine…

    • Valerie says:

      Si tu le veux vraiment, saute. Parce que tu ne vivras pas de changements sans actions de ta part. Rien ne t’empêche de changer d’idée par la suite… Être son propre boss n’est pas comme un tatou, c’est réversible 😀

  3. Geneuviève says:

    Merci de partager ton histoire avec nous. En tout cas on peut dire que tu as bien réussi aujourd’hui, malgré tous les détours que tu as pris! Moi, j’ai quitté ma carrière d’ingénieure pour me lancer… et bien que tout ne soit pas rose et facile toujours, je ne regrette rien. Je suis heureuse de faire ce que je fais. Ça compte dans mon salaire 🙂

  4. Valerie says:

    Oui, absolument. Y’a une satisfaction à l’idée d’avoir tout créer et d’avoir survécu qui est non-négligeable! Et puis les difficultés et les embuches compte dans ton succès, elles me font qu’apprécier plus où je suis rendue.

    PS: j’ai changé Askimet pour ce dont tu m’avais parlé, merci, j’aime beaucoup plus!

  5. Bovo says:

    Salut Valérie!
    Ton histoire est inspirante. Je me sens souvent comme la mouton noir des dentistes. La slow dentisterie qui cherche sa place. La dentiste-architecte créative et humaine sans la clientèle qui a besoin de ses talents…

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