(Mardi-maman) final countdown…

mom

La semaine dernière j’ai eu 34 ans. Je vous avoue être en questionnement depuis quelques temps: ajouter un mini ou non à ma famille.

La mi-trentaine me semble être une date limite, le moment de vérité.. the final countdown… Les risques de fausses-couches augmentent, la fertilité est en déclin et d’autres facteurs de risques apparaissent. Bref, j’ai l’impression que c’est crunch-time, et avec mon historique de difficultés de conception avec mon mini no.1, le tout me rend anxieuse.

D’un côté je me dis que j’aimerais donner un frère ou une sœur à mon fils (il ferait un grand-frère sensass!). Agrandir la famille, avoir un autre petit paquet d’amour avec nous… c’est un désir qui est dans mon cœur et mes hormones!

Mais de l’autre côté, je ne veut pas revivre l’enfer de la conception essaie-déception, l’accouchement interminable…

Les couches, l’allaitement, le manque de sommeil, le corps sans dessus-dessous…

L’arrêt de travail. L’incertitude qu’il faudra tout recommencer à mon retour…

Je suis ambivalente, et je me sens un peu coupable: des restes de culpabilité évangélique de l’empêchement de la famille? Ou bien mes désirs de non-conception sont peut-être reliés à de la (vraie) paresse ou du nombrilisme exacerbant? Ou à mon désir tellement ’80ies de poursuite de ma carrière? Aurais-je l’énergie pour ma vie de maintenant ET un nouveau-né?

Ça existe encore des familles à enfant unique de nos jours? Avez-vous eu ce type de tiraillements? À celles qui ont et veulent qu’un enfant, ça a été par choix?

20 comments

  1. Oh mon dieu Valérie! Tellement! Oui à toutes ses réponses! Mais je ne sais pas moi non plus… je me dis que c’est pour nous qu’on fait des enfants. Faut être en symbiose avec nos choix. Si on a un deuxième, Poulette sera plus grande… Sinon, elle sera enfant unique et c’est pas la fin du monde! Même que avoir des frères et soeurs c’est pas une garantie qu’ils se fréquenteront comme dans nos rêve idylliques de parents… Bref, je suis aussi mêlée que toi. Mais il me reste quelques années avant le countdown, surement pour ça que l’urgence n’est pas là autant. Ceci dit, je ne sais pas où je trouverais l’énergie maintenant… alors dans 5 ans? Pas plus!!:(

    • Valerie Parizeault says:

      oui tu as raison, on le fait pour nous. Et que tant qu’il y a de l’indécision, c’est une direction qui n’est pas pour moi.

      • Catherine says:

        Moi c’est pareil! Je me souviens du désir sans doute que je ressentais quand on a voulu avoir Henri et je me dis que tant qu’il ne sera pas aussi fort, je ne serai pas prête pour un deuxième. Mais quand je dis « sans doute », je ne veux pas dire sans interrogations (il y en aura tout le temps, c’est clair), mais plus sans doute que c’est la chose que je veux.

        Je me rends compte que, dans la vie en général, quand je suis prête pour quelque chose (vraiment prête, j’entends), je le sais. Si j’hésite, ce n’est généralement pas le bon moment.

  2. Catherine says:

    Nous aussi, on est dans ce genre de questionnements et je crois que c’est normal. Je crois aussi que choisir de faire un 2e (et éventuellement un 3e et un 4e) est un choix tout aussi égoïste que celui de ne pas en faire, au sens où cet enfant (comme le premier d’ailleurs), on le fait (ou non) avant tout pour nous. Et, je pense qu’avoir des frères et soeurs apporte beaucoup de choses, de la même façon que je crois qu’être enfant unique en apporte autant, mais différentes.

    Vanessa Sicotte m’a dit une fois qu’on n’est pas plus mère si on a 4 ou 1 enfant (juste plus occupée a-t-elle ajouté) et cette petite phrase m’aide à être plus sereine dans cette réflexion (qui revient périodiquement, il faut le dire!).

      • Catherine says:

        Moi c’est pareil! Je me souviens du désir sans doute que je ressentais quand on a voulu avoir Henri et je me dis que tant qu’il ne sera pas aussi fort, je ne serai pas prête pour un deuxième. Mais quand je dis « sans doute », je ne veux pas dire sans interrogations (il y en aura tout le temps, c’est clair), mais plus sans doute que c’est la chose que je veux.

        Je me rends compte que, dans la vie en général, quand je suis prête pour quelque chose (vraiment prête, j’entends), je le sais. Si j’hésite, ce n’est généralement pas le bon moment.

  3. Sandrine says:

    J’ai le même âge que toi, un fils de 3 ans, et j’en suis là aussi, à me demander si on en fait un 2e ou pas. Je suis à un stade de ma carrière ou je redoute l’impact du congé de maternité, mais en même temps je pense que je regretterai de n’en avoir qu’un. Et l’horloge interne sonne… Je me sens un peu bousculée! Et il y a toujours le risque d’avoir un enfant malade et, horriblement, de regretter d’avoir rompu l’équilibre fragile du bonheur. Je suis aussi indéçise que toi, si ça peu te rassurer! Surtout que le 2e, on le fait en connaissance de cause. Un enfant c’est merveilleux, mais c’est prenant! Deux ça l’est encore plus!! Et je suis d’accord avec Annick concernant l’énergie! Quand je gardais à 14 ans j’étais tellement plus cool que maintenant, plus patiente, plus inventive. Plus on vieillit, plus grandes sont les responsabilités et notre réserve d’énergie s’épuise plus rapidement.

    Ceci dit, je pense que j’en veux un autre. Me reste à bien convaincre mon chum 😉

  4. Julie says:

    Au mon Dieu, comme je comprend ta confusion. J’imagine le nuage de tags dans la tête qui tourne en boucle.

    Voici ma recette pour prendre un pas de côté et regarder mes hésitations sous un autre angle :
    – Une relaxation de 20 minutes (Voici une bonne playlist pour la faire : http://www.mixcloud.com/lowlight/sunday-morning-music-1970s-recollections/) pour prendre une décision appaisée (à répéter autant de fois que nécessaire)
    – Le livre (J’aime bien la version audio) « Oui ou Non » de John Spencer bien utile pour prendre une décision difficile.

    Et mon adage « n’oublie jamais qu’au moment où tu as pris ta décision, c’était la meilleure décision que tu pouvais prendre, compte tenu des cartes que tu avais en main 😉 »

  5. Valerie Parizeault says:

    Ça me soulage un peu de voir que je ne suis pas seule dans tous ces questionnements… Sandrine, oui, l’équilibre! Mathias est propre, parle, dort (relativement) longtemps… on est comme dans un moment d’équilibre et d’harmonie et de retourner au manque d’énergie, reperdre de poids, manque de sommeil et plus de temps pour moi et mon amoureux… j’ai comme des réticences 😉 J’aimerais avoir encore 4-5 ans pour me décider!

  6. Sandrine says:

    Moi pareil Valérie: j’aimerais avoir encore 4 ans devant moi. Là c’est juste parfait: plus de couches (enfin!), il est moins difficile au souper, plus de poussette à trimballer dans la valise de l’auto, de longues nuits de sommeil pour tous!
    À 34 ans, rien ne dit que ça va fonctionner d’un coup, ça peut bien prendre un an, voir deux! Et je suis revenue à mon poids d’avant, je n’ai pas envie de recommencer le yoyo!! Les pieds enflés comme ceux d’une Bout’Chou, l’essoufflement à monter 5 marches, l’envie constante de faire pipi, l’ACCOUCHEMENT, me lever la nuit à moitié zombie, les premières fièvres! D’un autre côté, j’aime bien les moments paisibles à promener bébé en poussette, à se coller, à bercer, les premier pas incertains, les mots d’enfants, la naïveté et le gras de bébé 😉
    C’est une grande décision, mais comme avec le premier enfant, le moment idéal n’arrivera jamais: il faut se lancer autrement on manque le bateau et on a des regrets.

  7. Ici c’était la question d’un 3e…
    Mon mari en voulait un 3e depuis longtemps. Plus ses 40 ans approchaient, plus l’horloge lui criait… pour moi c’était un non. Je voulais foncer pour ma business de biscuits, ça commençait à prendre son envol. Et là, j’ai comme une taloche derrière la tête en me disant, Véro tu es jeune (ok j’ai pas 30 ans), la business peut reprendre plus tard. Mes produits sont bons, les gens les attendent.. j’ai référé des clients à une compétitrice et ils me reviennent en me disant qu’ils ont hâte que je revienne.
    Perso, on dirait que mon temps se multiplie! Je n’ai pas repris encore les commandes de biscuits puisque nous sommes en grosse réno (oui avec un mini bébé, quel timing haha) mais ensuite, mon 2e commence la maternelle, j’aurai donc 2 écoliers. On adapte les routines et on prend du café pour se remettre des nuits plus courtes et je garde le sourire en me disant que ça ne va durer que quelques mois.
    Je regarde la complicité entre mes 2 plus vieux et ma fille se serait tellement ennuyé seule.. Quand son frère est né, elle avait 21 mois et ça a été une révélation pour elle ! hahaha c’était quasiment sa poupée.. je pouvais les laisser quasiment sans surveillance et le pire qu’il pouvait arriver c’est qu’elle ouvrait le pyjama pour lui faire des pets de bédaine.
    Ça m’a pris 4 ans avant de dire oui à un 3e, malgré un accouchement de rêve au 2e. Du genre bébé est né 10 minutes après l’arrivée dans le parking de l’hôpital et j’aurais pu me rendre à pied à ma chambre après!
    L’après naissance du 3e a été plus tough mais il est tellement facile et se fit facilement dans la routine..
    Je suis sûre que tu es mieux établie qu’à ton premier et que ta clientèle ne t’oubliera pas.. en restant active sur les médias sociaux et en prenant quelques contrats, je suis sûre que tout ira bien 🙂
    Bref, moi je dis GO pour un 2e.. 😛

  8. Aaaah oui pis comme je me trouvais pas assez occupée, j’ai parti une autre boutique en ligne en side-line pendant ma grossesse avec une associée qui est aussi ultra occupée 😛

  9. Kim Durocher says:

    Je suis 4 ans derrière toi, avec des ovaires qui pensent en avoir dix de plus, au moins! Je suis dans le même bateau. Je commence juste à retrouver une certaine routine de travail, du temps pour moi, ma mini a à peine 13 mois… Mais je ne suis pas sans savoir que si j’en veux un autre, je ne dois pas trop attendre. Tic Tac, Tic Tac…. J,aurais bien aimé une différence d’âge de 4-5 ans moi, mais impossible pour nous. Ce qui me rebute bien au delà de l’accouchement, des couches et de l’allaitement (dans lesquels je suis encore anyways) c’est « L’enfer de la conception essais-déceptions » comme tu dis trop bien. Je pense à un petit paquet d’amour chaud et la pensée suivante: Combien de FIV devrais-je faire avant que ça fonctionne… si ça fonctionne. Combien d’injections, combien je journées à être malade, combien de ponctions, combien de rendez-vous à la clinique, combien de prises de sang, combien de mini-déprimes suivant un test négatifs. Et ai-je le droit de faire subir tout cela à ma fille, qui au final serait peut-être aussi heureuse en étant enfant unique. J’ai tellement pas de réponse pour l’instant. Mais oui on est nombrilistes, que je choisisse d’en avoir un autre, ou que je choisisse de ne pas tenter le coup, au final ce sera pour moi. 😉

  10. Marie-Eve D. says:

    Ce sont tous des questions légitimes et qui méritent réflexion.
    En ce qui concerne le délai de conception, effectivement que ça peut être lourd à porter quand le désir et là et que ça n’arrive pas. Je côtoie des couples en recherche de grossesse à toutes les semaines au travail et je suis bien consciente que cet aspect prend beaucoup de place dans une vie! Peu de gens connaissent les services de Seréna Québec. Des ateliers sur la méthode sympto-thermique sont offerts un peu partout au Québec. Cette méthode permet d’identifier précisément la période fertile à l’aide de l’observation de la glaire cervicale, du col de l’utérus et de la température. Ces trois signes combinées nous donnent un bon coup de pouce pour identifier la période fertile, en favorisant les relations au bon moment, pour ainsi augmenter les chances de grossesse. http://www.serena.ca/fr

    • Valerie Parizeault says:

      Merci Marie-Ève 🙂 Oui je connais la méthode pour l’avoir utilisée pour bébé no1. Dans notre cas par contre c’était un peu plus complexe étant donnée mon SOPK, d’où ma consultation en fertilité… mais ça c’est un autre billet complètement!

  11. Mélo says:

    Pour ma part, j’ai toujours su que je voulais 6 enfants, au moins et ce jusqu’à ce que ma fille naisse en octobre dernier. Maintenant, je suis pas mal certaine qu’elle sera enfant unique. J’ai eu une grossesse de rêve, un accouchement de rêve et une petite fille qui me comble de bonheur tout les jours. Cela me convient. On retrouve tranquillement un équilibre au fur et à mesure qu’elle fait de petits pas vers l’autonomie et cette dynamique de famille à trois qui nous permet d’avoir du temps aussi bien pour notre fille que pour notre couple que pour nos amis et notre carrière nous convient. Chacun choisit et construit son petit bonheur, bien égoistement. Les enfants ne demanderont jamais à naître, ils seront toujours un choix de leurs parents, alors à partir de là c’est aux parents de s’assurer de faire le choix qui les rend heureux afin de s’assurer du bonheur de toute la famille.

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