Je suis pas débile, mon spleen est pêté.

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Il y a pas si longtemps, j’écrivais un billet sur ma santé. Un billet difficile à écrire parce que de se mettre le portrait en ligne comme ça, c’est se mettre un miroir en pleine face. Confidences: je n’ai pas tout dit dans ce compte rendu. Effectivement, je n’ai jasé que de l’aspect physique de mon moi-même. Parce que oui, de parler de santé mentale, en 2015 c’est encore tabou.

Je vais le dire: j’ai passé à un poil du burn-out l’an passé.

Le travail qui entraîne l’anxiété constante et maladive. Cette anxiété qui ne me quittait plus, même lorsque je dormais. Pour l’assommer, j’ai fait un demi-marathon ET je me suis mariée à une semaine d’intervalle. Je suis par la suite tombée malade, ce qui fait que c’est mon corps qui m’a lâché au lieu de ma tête. Mais si ce virus ne m’avait pas fauché de la sorte, c’est des antidépresseurs que je prendrais en ce moment au lieu de vitamines.

En fin de semaine, je suis allée à un brunch regroupant d’autres mamans entrepreneures et pigistes. L’idée, c’était de se donner un break de notre quotidien et de jaser autour d’un plat bien gras.

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Ce que je constate: nous sommes toutes touchées, de proche ou de loin, via nous-mêmes ou un proche, à la santé mentale. Val, me semble que c’est évident me direz-vous. Ben bâtard, pourquoi y’a pas personne qui en parle plus!

Parce que ma conclusion c’est que de le partager, d’arrêter de vivre tout ça seule et de porter un fardeau qui étouffe, noie, bâillonne et mutile notre esprit et notre cœur, et ben de le partager ça aide. Ça règle pas tout, mais ça rend l’expérience un peu plus supportable.

Que ça soit un baby blues, un enfant avec un TDHA, une dépression, un trouble, une maladie, ou, comme moi, un burn-out, il faut arrêter d’associer la maladie mentale avec la débilité. C’est pas parce que tu es malade que tu es handicapé ou stupide. Et même si tu es handicapé, tu peux être très fonctionnel. Et tu peux être parfaitement en santé et être stupide. Voyez? Aucun rapport!

Faque c’est la semaine de la santé mentale. Si vous êtes entrepreneures, pigistes, à votre compte, artistes, artisanes ou maître de votre maisonnée, j’aimerais qu’on se donne un break collectif et qu’on fasse attention à notre santé, notre corps ET notre esprit. Okay? Okay.

Liens:

Un autre excellent dossier de Planète F

Association / troubles anxieux du Québec

Réseau québécois d’action pour la santé des femmes

Tel-Aide

4 comments

  1. Bonjour Valérie, je me sens touchée par ton authenticité une fois encore. C'est effectivement cela qui est nécessaire : sortir du silence pour briser des tabous qui ne sont que des appâts-rences. Tellement d'étiquettes dans nos sociétés : ce sont elles qui nous minent en fait, pas ce que nous vivons. Car ce que nous vivons, ce sont des mouvements de la vie et de notre nature, humaine, et aussi de femmes. Puissions-nous à nouveau célébrer cette nature et ses mouvements au lieu de nous réduire à l'expérience et de stigmatiser. C,est cela la maladie finalement, rien d'autre. Merci . De tout coeur, Sergine alias MAMAN YOGA

  2. Emilie says:

    Très bon article. Moi je me sens toujours coupable dans ces moments de déprime, car tout le monde nous dit tout le temps qu’on a tout pour être heureux et qu’on a aucune raison d’être déprimé… sauf qu’on ne choisit pas de l’être ou pas, ça arrive, c’est tout. Et ça n’arrive pas qu’aux mamans entrepreneurs…

    • Valerie Parizeault says:

      Ben non! Ça arrive à tout le monde, c’est ça le but de déstygmatiser la maladie mentale. La déprime n’est pas un caprice…!

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