{Mardis Mamans} Jaime Roussel, Rédactrice-réviseure

Jaime Roussel

Rédactrice-réviseure à la pige depuis fin 2008, Jaime Roussel est aussi, mais surtout la maman de 2 magnifiques enfants de 6 et 8 ans et l’amoureuse d’un concepteur-graphiste talentueux. Même si cela peut paraître très, très, très cliché, elle était haute comme 3 pommes quand elle a commencé à s’intéresser aux mots. Dès qu’elle a su écrire, elle s’est mise à remplir des cahiers et des cahiers de contes, de poèmes et d’histoires à l’eau de rose. Sa passion pour la langue française a continué de grandir, même si, elle, elle s’est arrêtée à un petit 5 pieds et 2 pouces. Jouer avec les mots, c’est donc le plaisir qu’elle s’offre au quotidien.

1. Que faites-vous? Décrivez-moi vos activités/compagnie

Je suis rédactrice-réviseure et correctrice d’épreuves depuis plus de 12 ans. Après avoir fait un remplacement de congé de maternité en 2008, j’ai décidé de devenir travailleuse autonome et j’ai fondé Communications Kelazar. Je voulais être plus présente pour mes 2 enfants, qui fréquentaient encore la garderie à ce moment-là. Depuis cette année-là donc, je fais de la rédaction et de la révision de textes français pour une variété de clients en direct
de chez moi! C’est pas mal ça. 😉

2. Décrivez votre horaire typique

Le réveil sonne à 6 h… et je suis debout à 6 h 15. (C’est dur, se lever!) Je prépare les repas des enfants (déjeuners et boîtes-repas), m’habille, me peigne, me maquille (oui, oui, même si je suis toujours à la maison) et déjeune. Les enfants et mon amoureux font, dans l’ordre ou dans le désordre, la même chose, sauf pour le maquillage, bien sûr! Vers 7 h 45, la marmaille est prête à quitter le domicile, direction l’arrêt d’autobus. Moi, j’ouvre mon ordi, je lis les nouvelles sur le site de La Presse, je jette un coup d’œil à Facebook et je démarre ma journée, à 8 h 15, un thé chaud entre les mains. Je travaille sans relâche jusqu’à midi. Je m’accorde une pause d’une heure pour dîner. Une pause, c’est dit vite. Je prépare le souper, fais une brassée de lavage, lis un magazine, regarde une émission (du rattrapage de la veille), vide le lave-vaisselle ou prépare les exercices pour les devoirs des enfants. À 13 h, c’est reparti jusqu’à l’arrivée des enfants, vers 16 h. À ce moment-là, je lâche tout et me consacre à eux exclusivement… Leçons et devoirs, bains et préparation du souper. À 18 h 15, tout le monde est à table; on s’arrête pour parler de nos journées. À 20 h, les enfants se couchent. Je ralentis la cadence, si possible. Selon le soir de la semaine, je m’occupe de différentes façons, soit je regarde la télé, soit je m’entraîne, soit je parle au téléphone, soit je jase avec mon conjoint, soit je sors avec une amie, soit je plie du linge, soit je lis les potins sur Internet et jette un coup d’œil à Facebook. Ouais, ça ressemble à ça.

3. Maman travaille… où sont les zinfins? Comment vivez-vous la séparation?

Les enfants sont à l’école. Je dois dire que la séparation, ça se vit particulièrement bien depuis qu’ils vont à l’école. Avant, quand ils fréquentaient la garderie, il y avait un petit sentiment de culpabilité, surtout les jours moins occupés. Je me disais que j’aurais pu les garder avec moi, parce que la garderie, ce n’est pas obligatoire. Évidemment, quand l’école commence, il n’y a pas de choix possible. Aujourd’hui, quand c’est plus tranquille, je ne me sens pas aussi coupable d’y aller plus mollo. Je prépare des articles pour mon blogue, je plie des vêtements (encore!) ou je fais un brin de ménage pour nous libérer le week-end. Bref, je suis rarement en mode « arrêt ». Chose importante : je n’allume jamais la télé le jour, sauf sur l’heure du dîner, parce que c’est tentant de rester devant s’il n’y a pas de travail. Je suis très disciplinée : je préfère faire de la recherche, réfléchir à des stratégies pour obtenir de nouveaux clients et trouver de nouveaux sujets pour mon blogue plutôt que de rester immobile devant la télévision.

4- Qu’aimez-vous de votre chapeau de maman? Avez-vous des moments mamans favoris?

Même si certains moments sont vraiment difficiles – ma fille a un déficit d’attention avec hyperactivité –, je trouve mon rôle de mère très gratifiant. Je suis contente de voir mes enfants évoluer, prendre de la maturité, devenir autonomes. Ils comprennent de plus en plus certains concepts. Ils sont beaux comme des cœurs. Ce n’est pas mêlant, je les adore. Et je trouve que je suis chanceuse. En effet, j’ai la chance inouïe d’être très présente, de les voir grandir tout en poursuivant ma carrière. Un autre métier ne me l’aurait peut-être pas permis. Comme je suis pratiquement toujours à la maison, on sait où me trouver. Je trouve ça rassurant et j’imagine que mes enfants trouvent aussi ça très rassurant. Mes moments préférés avec mes enfants, il y en a plusieurs. J’adore quand on va se promener en forêt, quand on dessine ensemble ou que l’on se dit des cocotteries. J’aime beaucoup les observer, leur faire des blagues et passer ma main dans leurs cheveux. J’aime sentir leur odeur et les serrer dans mes bras. Et j’aime quand ils emploient de nouveaux mots de vocabulaire, quand ils font des phrases compliquées, quand ils réussissent à comprendre certaines matières à l’école et quand je vois, à travers les yeux, leur petit cerveau travailler très fort et faire des connexions. C’est fantastique!

5. Qu’aimez-vous de votre chapeau de femme d’affaire/au travail?

Je n’ai jamais cru que j’étais une personne fonceuse. Encore aujourd’hui, je ne sais pas si je le suis. Par contre, j’ai confiance en mes compétences, en mon expérience et je mise là-dessus (et sur le bouche-à-oreille) pour me trouver des clients. Je dois dire que ça marche bien jusqu’à présent! Ce que j’aime de mon travail, c’est la diversité. En tant que travailleuse autonome, j’ai plusieurs clients différents, et ils n’ont évidemment pas tous les mêmes goûts ni les mêmes besoins. Ils n’ont surtout pas les mêmes publics. Alors, ça me permet de varier, d’adapter mon style pour répondre le mieux possible aux attentes de mes clients. J’aime aussi offrir des conseils et aider mes clients en trouvant des réponses à leurs questions. Pour être heureuse, j’ai besoin d’équilibre. Faire de la rédaction et de la révision, ça me permet d’être équilibrée. Les deux présentent des défis, des défis que j’adore relever!

6. Qu’aimez-vous le plus de votre vie? Les avantages?

Ce que j’aime, c’est de ne pas avoir à me taper le stress du voyagement soir et matin. Je suis chez moi, je fais ma petite affaire, et il n’y a personne pour me déranger. J’abats tellement plus de boulot à la maison que si j’étais en entreprise! Et il n’y a pas de conflits entre collègues. Ça, c’est tellement un plus! J’aime aussi avoir la possibilité de prendre de longues vacances l’été avec mes enfants. Je passe environ six semaines avec eux, sans compter la semaine de relâche et certaines journées pédagogiques. C’est sûr que ça fait un trou dans le budget, mais ça en vaut tellement la peine! Je passe du temps avec eux, et ça, ça n’a pas de prix. L’enfance, c’est si vite passé!

7. Ce qui est stressant? Les désavantages?

Ce qui est stressant, c’est de ne pas savoir de quoi l’avenir sera fait… Demain, est-ce que je vais avoir un contrat ou pas? Est-ce que je vais vivre une période de disette professionnelle? Ma peur, c’est qu’un client trouve une autre personne et me remplace… Ça, c’est inquiétant. Un autre désavantage, c’est que l’on est toujours seule. Je dis souvent que Facebook, c’est mon collègue de travail virtuel. Il vient me distraire une fois de temps en temps, pas trop souvent, pour que je puisse prendre une pause. Sinon, je ne décroche pas, et le cerveau, des fois, il a besoin de s’arrêter! Le petit hamster a besoin de stopper sa course.

8. Sans être indiscrète, comment vivez-vous votre vie de couple?

Nous avons une belle vie de couple. Nous sommes heureux comme nous sommes. Même si nous sommes très différents (je suis plus extravertie; lui, plus introverti) et nous nous tapons parfois sur les nerfs (oui, ça arrive!), nous avons plusieurs points en commun. Et le plus important, c’est que l’on s’aime! Nous sommes dans des domaines connexes, donc nous comprenons nos réalités. Nous avons quand même des désaccords sur certains points. Nous ne voyons pas tout de la même façon. Malgré cela, je nous décrirais comme un couple fusionnel. On aime être ensemble, tout simplement. Sans complication. On aime partager, discuter, échanger. Chaque mois (ou presque), nous nous faisons un petit souper d’amoureux, une fois les enfants couchés. On prend ça mollo et on parle de n’importe quoi… Ça nous permet de nous reconnecter et de recharger nos batteries. Et, des fois, de faire le point.

9. À quoi ressemble votre lieu de travail?

Mon lieu de travail est en pleine transformation. Ça faisait presque quatre ans que j’étais au sous-sol, sur un minuscule bureau, face à un mur. Maintenant, mon bureau est dans la salle à manger, devant les grandes fenêtres. J’ai une grande table de travail. Je vois enfin la lumière du jour. Je peux dire que le soleil et l’espace m’ont manqué pendant tout ce temps! Cela dit, il reste des ajustements à apporter…

10. Votre point de vue sur la conciliation travail/famille? Mythe? Réalité? Avez-vous des trucs au quotidien?

Il faut absolument être bien organisée, ce que je suis. Chez moi, il y a des calendriers, des horaires, des agendas, et je les utilise! Il faut planifier tous les repas de la semaine, cuisiner le week-end ou sur l’heure du dîner pour prendre de l’avance. (Vive la mijoteuse et les repas express!) C’est certain : je suis loin d’être parfaite. Je ne suis pas toujours patiente ni reposante. Mais je me plais à dire que les enfants n’ont pas besoin de parents parfaits; ils ont besoin de parents adéquats. Des parents à l’écoute. Des accompagnateurs. Ma maison est donc loin d’être impeccable, mais je suis d’avis qu’il faut utiliser chaque minute disponible pour quelque chose de constructif et d’utile. Et être à l’écoute de ses enfants, puis se reposer, c’est constructif et utile. Alors, ça aussi, j’essaie de le faire même si ce n’est pas toujours évident!

11. Qui s’occupe des tâches ménagères dans votre maison? 😉

Je m’occupe de la majorité des tâches ménagères. Je refuse, toutefois, de vider les poubelles et de trier les papiers. J’ai ça en sainte horreur! Évidemment, mon conjoint contribue aux tâches ménagères. Chaque week-end, il astique la cuisine, passe l’aspirateur, lave les planchers, fait du pain ou de la tartinade choco-noisettes maison, plie des vêtements, prend soin du terrain, construit des trucs (dont mon bureau!)… Il me donne un bon coup de main. Sans lui, j’en aurais plein les bras! Une fois par mois, on se met un défi. On choisit une tâche (laver les fenêtres ou les murs ou l’intérieur des armoires, etc.), puis on se lance. Comme ça, l’essentiel est couvert, mais on sait que c’est toujours à recommencer… Ah oui! Les enfants s’impliquent un peu plus dans la maison… S’ils pouvaient juste accepter de se débarrasser de certains jouets, on serait déjà gagnant. Mais bon, il faut choisir ses combats.

12. Que recommanderiez-vous aux nouvelles mamans en affaire par rapport à l’équilibre travail-vie?

Évitez de travailler les soirs et les week-ends! Et, surtout, voyez vos amies souvent, question de garder un certain contact avec la réalité. Rester cloîtrée dans la maison, ce n’est pas bon pour le moral. Sortez : inscrivez-vous à un cours du soir, allez vous entraîner avec des amies, allez souper au resto ou sortez au cinéma. Sinon, vous vous sentirez comme dans une prison avant longtemps!

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Visitez le site web de Jaime Rousel ici

À chaque mardi on jase avec des mamans chez Rose Flash. Un genre de cyber meet-up où une mère en affaire nous partage sa réalité. Z’avez des questions ou des commentaires? N’hésitez pas, utilisez les commentaires ci-dessous ou joingnez-nous sur Facebook!

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