Croissance, évolution et volume, connaissez-vous la science entrepreunariale?

croissance2
Ce billet est une réaction du billet de Janick chez Nea. Allez le lire et revenez ici 😉

Si vous venez tout juste de démarrer votre entreprise, la croissance de celle-ci n’est probablement pas dans vos plans en ce moment. Vous êtes occupée à rendre votre «bébé» viable et à trouver vos clients 🙂

Cependant d’avoir un plan de croissance, même à vos débuts, est une bonne idée. Si vous avez suivi le premier cours&pixel avec moi, vous avez entre les mains un exercice qui vous permet de prévoir vos plans à court, moyen et long terme et à vous faire un plan d’action.

Janick dans son billet nous jase de son désir de rester «petite», elle ne veux pas que sa compagnie de bijoux fait main deviennent une grosse multinationale impersonnelle (connaissant Janick, c’est difficile de m’imaginer qu’elle créerait quelque chose d’impersonnel, mais bon). C’est drôle, parce que je suis en train de lire un e-book sur la croissance (c’est dans l’air semblerait!), celui de Tara Gentile «The art of growth». Il est excellent en passant.

Focusser sur «devenir gros» est probablement une erreur à mon avis. Elle implique un plus gros chiffre d’affaire (yé!) qui vient avec un plus gros volume de travail (bouh!)… Par contre, la croissance est une autre idéologie: elle implique une évolution. Un peu comme une chenille, qui après son passage en chrysalide, ne devient pas une plus grosse chenille, mais un papillon.

Croissance et évolution

Faire croître son entreprise à travers une évolution plutôt qu’une prise de volume est, selon moi, la clef pour avoir du succès (peu importe votre définition du succès) et garder votre compagnie gérable. Parce que c’est ça la difficulté: gérer la croissance. Et là je lis vos pensées. Valérie, comment y arriver? Je suis à l’étape où j’aimerais croître mais… (ici va la peur qui vous gèle sur place).

Cette peur, qui est votre alarme interne pour vous avertir qu’un changement du connu se trame, écrivez-la, puis dites à votre cerveau de passer à autre chose 🙂

Donc pour répondre à votre question initiale (Comment y arriver) je n’ai pas de réponse précise, parce qu’il y a des tonnes de façons de croître, ça dépend de plusieurs facteurs (temps, investissement, votre domaine, votre portée marketing, etc), cependant le but devrait être sensiblement le même: obtenir du «leverage», un effet de levier.

L’effet de levier

En général c’est un terme pour définir un avantage. Quelqu’un qui a du «leverage», c’est quelqu’un à qui une situation profite à son avantage (il a un as dans sa main, si on veut). Dans votre cas, imaginez un levier (une planche avec un point de pivot dans le centre et un poids à l’extrémité inverse de vous). Si vous vous rappelez vos cours de physique, lorsqu’on émet une force sur votre bout du levier, le poids à l’extrémité va lever, comme les jeux de boum-boum au parc. Et si on allonge (croît) le levier, l’effort pour soulever le poids sera minime de votre part. Le pivot c’est votre compagnie, le poids, vos revenus, et le levier est votre croissance. Avoir du «leverage», c’est produire des revenus avec le moins d’effort possible.
C’est grosso-modo la philosophie à adopter pour accroître vos revenus sans pour autant grossir votre compagnie en volume.

Z’aimeriez pousser la réflexion plus loin? Je vous recommande le livre de Tara Gentile ou encore si vous lisez pas l’anglais, de vous inscrire au cours Gérer sa marque, partie 2 et partie 3, on y parlera de clientèle, vente et marketing 🙂

 

Leave a Comment

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *