#confessions d’une jongleuse de stress

#confessions : Y’a des jours où je suis outrageusement découragée. Si je mets ça en lumière aujourd’hui c’est parce que je veux mettre en miettes l’image que les médias sociaux m’ont créés un peu malgré moi.

Être en affaires, c’est jongler avec le stress.

C’est probablement ce qui nous unis tous, comme un cri de ralliement: la fucking gestion de stress. Le stress de trouver de nouveaux clients, oui, mais aussi de courir après les clients pour se faire payer, le stress de livrer des projets, de communiquer, de payer ses fournisseurs, de gérer les demandes du gouvernement, de gérer les attentes des clients, etc.

Et parce que ma vie ne se contient pas que dans mon bureau, le stress vient aussi de ma gestion familiale et de la gestion de mon bien être.

Le stress vient enfin du fait que je ne peux m’empêcher de me comparer sans preuve à l’appui. J’aimerais demeurer la seule à faire des formations marketing, à m’adresser à des femmes en affaires, à faire du web féminin etc, mais il faut que je dois me rendre à l’évidence: le changement est positif et je dois me réinventer constamment.

Je ne vous le cacherai pas: mon stress vient surtout de moi, c’est à dire que je le crée et me l’impose. Qu’est-ce que le stress? C’est grosso modo notre inconfort face à une situation qui ne colle pas avec l’image que nous avons d’elle dans notre tête.

C’est lorsqu’on accepte la situation comme étant imparfaite et qu’on comprends que d’essayer de la contrôler empire le tout qu’on réussit à désamorcer le stress.

Donc où est-ce que je veux en venir? Ma vie en affaires n’est pas parfaite, je jongle moi aussi avec le stress (depuis maintenant 15 ans, non ça s’améliore pas avec le temps) et j’ai un trouble anxieux qui m’accompagne et freine parfois mes idées.

J’ai compté l’autre jour combien de fois j’avais une pensée anxieuse – moi c’est surtout une peur de manquer d’argent, de manquer à mes obligations financières – et j’ai arrêté à 10.

Il y a aussi une autre facette qui est apparue dernièrement, et je vais la dire comme elle sort: je suis frustrée par mon manque d’énergie/âge/manque de temps. Quand Sheryl Sandberg nous dit d’abandonner le mythe de la femme qui a tout et peut tout, je me suis rebellée à cette idée; je me rends compte aujourd’hui que cette idée du succès (avoir tout) est bien trop limitante: maintenant que la quarantaine approche, je me vois envier ces jeunes femmes sans enfant qui ont l’énergie, le temps et la naïveté encore intacte pour pouvoir déplacer des montagnes.

Donc voilà: pas de perfection ici, juste une fille qui jongle avec le stress et qui se pose toujours un tas de questions malgré son expérience.

Je ne veux pas terminer ce billet sur une note négative, je vais donc vous dire ceci: ma motivation d’avant à être partout et à produire beaucoup de contenu pour mon entreprise a été remplacée par autre chose: une motivation à être présente à tout prix, pour moi et pour mes proches. Parce que le succès, malgré mon stress, mon anxiété, je le vis et il me permet de choisir ce que je fais de mon temps.

Val, on te voit plus sur Facebook?!

Justement, si tu veux me voir, appelle-moi, on ira prendre un café. 😉

PS: 6 mois ce sont écoulés entre la rédaction de ce billet et la mise en ligne et j’aimerais ajouter ceci: j’ai lâché prise sur la pression des médias sociaux, d’où la publication du billet, un #fuckThis, si ça peut en aider d’autres qui vivent une situation similaire, ça vaut la peine de publier. Je vais écrire dans un autre billet la suite de mon cheminement. Merci de me lire! xox

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