10km plus loin

49c2ffc8c6c611e2a27d22000a9f165c_7

Aujourd’hui je peux scratcher un item de ma liste de trucs à essayer dans ma vie: j’ai couru mon premier 10 km en fin de semaine au marathon d’Ottawa. Z’aimeriez un compte rendu? Dac! Mais avant, un peu de mise en situation.

Si vous n’avez pas encore lu mon parcours sinueux qu’est ma remise en forme depuis 4 ans, je peux vous dire que bien que j’ai perdu du poids pendant mes deux premières années, depuis mon poids s’est stabilisé et j’ai besoin de beaucoup plus d’efforts et de régimes si je veux perdre les 10 lbs supplémentaires (elles m’énaaaarvent!). Mais parce que la remise en forme est [highlight color= »yellow »]PLUS QU’UN NUMÉRO[/highlight] sur une balance, j’avais besoin d’un objectif concret en dehors des calculs calorifiques (beurk).

Je me suis donc mise à la course.

Si vous pensez vous mettre à la course, soyez avertie, c’est difficile. C’est difficile sur l’ego. Oui c’est demandant physiquement (allo les genoux et le dos!), mais pour ma part, la difficulté réside surtout dans le fait que ma voix interne tente un sabotage à tout coup. Taire son ego, c’est pas évident.

Bref, la remise en forme se fait au niveau physique, mais aussi mentale et émotionnelle. Il n’y a rien comme arriver à se dépasser pour booster sa confiance. Pour une fille qui faisait ZÉRO exercices il y a 4 ans, la course était indiquée… avec en tête le but de courir un 10km… un jour?

L’année passée j’ai commencé plus sérieusement à courir. J’y allait 2-3 fois par semaine sur l’endroit le plus plat que je pouvais trouver (aka la piste cyclable le P’tit train du Nord). Je n’étais pas encore inscrite à une course, mais je savais que 2013 serait mon année 😉 Vers la fin de l’été, j’ai tenté le 10km, juste pour voir… et j’ai réussi une course continue en 1:30. J’étais fière. Je voulais faire mieux!

J’ai donc combiné un entrainement musculaire à mon entrainement cardio. J’ai aussi varié mes entraînements, fait de la côte (c’est pas ça qui manque ici!), des intervalles et beaucoup de cross-fit. Le résultats: augmentation de ma masse musculaire qui fait que j’ai moins mal au jambes lors des courses.

Et entre-temps, je me suis inscrite au 10km du marathon d’Ottawa. Oh my, c’est partie!

Ces derniers deux mois, je m’entraînais 3 jours semaine en course, deux jours en cross-fit (coucou Jillian!)

Une semaine avant l’événement, course lundi (5km) qui a été mon plus rapide (moins de 35 minutes), mais avec marche de 15 secondes aux kilomètres. Faut dire que j’avais deux pentes, dont l’une un faux plat sur 600m.

Puis, je me suis relaxé le corps pendant le reste des jours, prenant mes vitamines, mangeant de la viande maigre, full légumes et fruits, beaucoup d’eau.

Samedi matin, je me sentais en pleine forme et confiante 🙂 Nous avons roulé jusqu’à Ottawa, trouvé l’endroit pour récolter mon dossard (ahem, après 30 minutes de tournage en rond et une peur atroce que je sois en retard), retourner nous stationner à Gatineau et remarcher vers le site.

marathon-ottawa

Puis, je me suis mise derrière le lapin de 65 minutes (un lapin c’est quelqu’un qui tient une affiche avec le temps sur lequel il court. Elle avait des oreilles de lapin agrafées à son chapeau :D) et attendu. Y’avait du monde. Comme 10 000 personnes. Et à 18h30, ce fut un go, et la file a commencé à décoller lentement. Le compteur pour notre temps débute lorsque tu traverses la ligne de départ… Donc, ce que je me rappelle dans un ordre plus ou moins chronologique:

  • Tout le monde est parti rapidement. C’est l’adrénaline et c’est génial
  • J’avais «Inner Ninja» comme première chanson, et j’ai eu les larmes aux yeux. J’étais émotive d’être là et je savourais ce moment génial avec 10 000 personnes.
  • Je me suis rendue compte que c’est difficile de courir en gang. ça demande de la concentration pour ne pas foncer dans la personne en face de toi. Les premiers kilomètres ont été de l’ajustement.
  • Autour du 3km, les gens commençait à fatiguer et à ralentir en avant de moi, c’était donc opération éviter les marcheurs.
  • C’est pas évident de tenter d’attraper un verre d’eau, boire sans s’étouffer, verser sans arroser les autres et pitcher le verre de côté, puis éviter les millions de verres autour. Bienvenue dans les stations d’eau.
  • C’était beau de courir autour du canal Rideau.
  • Entre le 3km-4km, les premières du peloton nous croisaient de l’autre côté du canal. Nous les avons encouragé vivement!
  • Ma partie préférée: les enfants qui nous donnaient des hi-five sur les côtés.
  • La musique sur mon cell m’a lâché autour du 4km. Argh!
  • Juste avant la mi-parcours, il y avait un dj qui rockait, puis une côte pas pire… mais elle n’était rien à côté de mes côtes ici, lol!
  • Dans la côte, j’ai vu un enfant handicapé et en chaise roulante qui encourageait les coureurs à plein poumons. Juste d’y penser j’ai (encore) les larmes aux yeux.
  • Au 5km, le temps affichait 45 minutes. Je me suis dit bummer, plus lente que je ne le croyais…
  • À la côte qui redescendait l’autre bord, j’aurais aimer que tous se tassent et me laisse courir la côte comme je l’aime (c’est-a-dire sans retenir mon élan), mais bon, une ambulance y était avec une blessée.
  • Au 6km, je décide de rétablir ma musique, non mais! (je réussi)
  • 7km, je me dis que je ne suis pas fatiguée, je n’ai pas ralenti, marché ou arrêté encore.
  • 8km: beaucoup de gens sur le côté. On nous donne des free hi-five et on nous encourage. Je me dis que je n’oserais pas les décevoir! C’est encore opération évitement des marcheurs qui alternent marche-course.
  • 9km: Plus qu’un km! J’augmente mon rythme. C’est Dogs day de Florence and the Machine dans mes oreilles… perfect!
  • Après le 9km, les pancartes sont des tease (750m, 500m…) Ceux des spectateurs sont vraiment drôles (run now, beer later) (run like you have zombies chasing you!) (Quick run: naked cheerleaders ahead).
  • Je crois apercevoir la ligne d’arrivé. Je sprint!
  • &?%(?&%(?& c’était une traverse de piétons! Plus que 200m!
  • Je finis en force, le temps indique 1:21. Je me dis yé, en dessous de 1:30… mais bouh, au dessus de mon objectif de 1:15. Je suis cependant hyper fière d’avoir couru tout le long, c’était mon objectif principal.
  • Table de rafraîchissement: J’emboutis 3 gatorades. Je suis énergisée, pas si essoufflée que ça, je texte Chéri pour lui dire que j’ai terminé et que je vais sortir des gates bientôt avec une barre-glucide à la main et une médaille au cou.
  • Retrouve Chéri, lui raconte tout en m’étirant. Je suis énergisée et sur un hight!

Le lendemain je regarde mon temps sur internet pour voir… 1:14!!!! Je réalise que le temps que j’avais pris en note était celui de la course, et non mon temps… WOOT-WOOT!!! J’ai non seulement couru tout le long, mais j’ai atteint ET battu mon objectif! ET améliorer mon temps de l’an passé de 16 minutes! Je suis sur un nuage… et j’en veux ENCORE!

Sportstats-_-Ottawa-Race-Weekend---Ottawa-10K

J’ai maintenant la piqûre… je veux faire celui de St-Donat fin juin et celui de Tremblant en août… J’aurais aimé faire celui de Montréal, mais plus de places (pouf-pouf!)…

Donc voilà mon expérience. Je dois vous dire que j’avais pas amené mon ego dans mes bagages: arrêter ou marcher n’a tout simplement pas traversé mon esprit! Autre constatation: m’entraîner dans des côtes et en altitude m’a donnée un avantage au niveau de ma performance. Bref, mon prochain gros objectif est le demi-marathon (21 km) d’ici 2 ans, objectif qui me paraît pas si énorme après le weekend que je viens de passer… 🙂

3 comments

  1. Paule says:

    Bravo Valérie!! Je suis si fière de toi.. tu es toute une inspiration.. vraiment!! 😀
    Je vais aller re-lire ton premier post sur la mise en forme, j’en ai besoin!

Leave a Comment

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *